Graffiti City : quand les animaux rencontrent le street art
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Il y a les villes où les murs servent simplement à séparer deux rues.
Et puis il y a Graffiti City.
Ici, un mur vide ressemble davantage à une invitation qu’à une surface terminée. Les couleurs apparaissent au détour d’une ruelle, les signatures se répondent et les animaux ont manifestement décidé qu’ils avaient eux aussi quelque chose à raconter.
C’est dans cette ville imaginaire que prend vie Pets Street Art, à la rencontre de trois univers qui se prêtent particulièrement bien au storytelling visuel : les animaux, le cartoon et le street art.
Et pour entrer dans Graffiti City, le meilleur guide reste un certain bouledogue nommé Bolt.
Pourquoi les animaux fonctionnent-ils si bien en illustration ?
Nous attribuons spontanément des personnalités aux animaux.
Un bouledogue peut sembler obstiné avant même d’avoir prononcé un mot. Un chat peut paraître mystérieux simplement par sa posture. Une silhouette, une paire d’yeux ou une expression suffisent parfois à créer immédiatement un caractère.
Le cartoon amplifie encore cette capacité.
Il permet d’exagérer une attitude, un regard ou une réaction sans avoir besoin de longues explications. Une image peut raconter une petite histoire presque instantanément.
C’est l’une des raisons pour lesquelles l’univers de Pets Street Art repose sur des personnages animaux plutôt que sur de simples motifs graphiques.
L’objectif n’est pas seulement de créer quelque chose de joli.
Il faut qu’en regardant une scène, on puisse commencer à imaginer ce qui vient de se passer… ou ce qui risque d’arriver juste après.
Et pourquoi le street art ?
Parce qu’un graffiti possède lui aussi une personnalité.
La taille du dessin, le geste, la couleur, l’endroit choisi ou même la manière dont plusieurs créations se superposent peuvent changer complètement ce que raconte un mur.
Le street art transforme ainsi un environnement ordinaire en support d’expression.
Dans Graffiti City, cette idée devient le décor naturel des personnages. Les murs peuvent porter leurs traces, leurs symboles, leurs rivalités ou simplement une mauvaise idée exécutée avec beaucoup trop de confiance.
C’est là que les deux univers se rejoignent : les personnages racontent des histoires et les murs en gardent les traces.
Bolt, le premier à laisser sa marque
Bolt est le héros principal de Pets Street Art.
C’est un bouledogue street artist reconnaissable notamment à son symbole : l’éclair.
Il n’a pas vraiment besoin d’une grande mission héroïque pour commencer une histoire. Un mur encore vierge peut parfaitement suffire.
Bolt représente le point d’entrée dans Graffiti City, mais il n’est pas seul à y évoluer.
Autour de lui se trouve son crew : Rex, Blade, Sunny, Shadow et Ginger.
Chacun possède sa personnalité et son propre symbole. Cette différence est essentielle, car un crew devient beaucoup plus intéressant lorsque ses membres ne sont pas simplement plusieurs versions du même personnage.
Le bouclier de Rex, le slash de Blade, le soleil de Sunny, le croissant de Shadow ou encore l’œil de Ginger peuvent progressivement devenir autant de signatures disséminées dans la ville.

Reconnaître un personnage avant même de connaître son histoire
Un personnage visuel fort ne devrait pas dépendre uniquement de son nom. Sa silhouette, ses attitudes, ses couleurs ou certains signes distinctifs doivent permettre de commencer à le reconnaître presque instinctivement.
C’est aussi le rôle des symboles dans Graffiti City. L’éclair de Bolt, le bouclier de Rex ou le croissant de Shadow fonctionnent comme des signatures. Ils peuvent apparaître sur un mur ou dans l’arrière-plan d’une scène sans que le personnage soit forcément présent.
À force de revenir, ces petits éléments peuvent devenir une sorte de langage visuel propre à la ville.
Un mur peut raconter une histoire avant même l’arrivée des personnages
C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants d’un univers comme Graffiti City.
Imagine un mur portant plusieurs créations.
Un éclair apparaît dans un coin. Un symbole a été recouvert. Une autre signature est apparue par-dessus. Une flèche semble répondre à un dessin précédent.
Aucun dialogue n’est nécessaire pour comprendre qu’il s’est passé quelque chose.
Ce principe offre énormément de possibilités pour créer des histoires courtes : une illustration unique, quelques cases de BD, un carrousel ou une animation de quelques secondes peuvent raconter le même événement de façons différentes.
Et c’est aussi ce qui distingue un univers visuel d’une simple succession d’images indépendantes.
Les créations peuvent commencer à se répondre.

Tout le monde n’a évidemment pas la même vision de la ville
Une ville où chaque mur devient potentiellement une toile ne peut pas rester parfaitement tranquille.
D’autres artistes existent à Graffiti City, notamment le crew rival STATIC, composé de Volt, Pixel et Brick.
Et puis il y a ceux qui préféreraient probablement voir les murs beaucoup plus propres.
Le Clean City Bureau, dirigé par Adrian Voss, représente cette autre vision : une ville plus ordonnée, plus contrôlée et beaucoup moins accueillante pour les bombes de peinture.
Nous garderons le reste pour plus tard.
Après tout, une ville est plus intéressante lorsqu’on ne découvre pas toutes ses rues le premier jour.
Du dessin à l’histoire
C’est là que Pets Street Art veut aller plus loin que la création de personnages.
Un dessin de Bolt peut devenir une petite situation humoristique.
Cette situation peut devenir une mini-BD.
La mini-BD peut devenir une courte animation.
Une signature aperçue à l’arrière-plan peut annoncer un futur personnage ou créer un conflit quelques jours plus tard.
Petit à petit, les contenus construisent la ville.
Nous voulons d’abord faire vivre Graffiti City à travers ses personnages, ses histoires et ses images. Les créations qui trouvent naturellement leur public pourront ensuite prendre d’autres formes.
Une illustration peut devenir une affiche, un vêtement ou un objet. Mais elle devient beaucoup plus intéressante lorsqu’elle porte déjà un personnage, une histoire ou un morceau d’univers que quelqu’un a envie de retrouver.
Graffiti City ne se construira pas en un jour
Nous n’avons aucune envie de remplir immédiatement chaque rue, chaque mur et chaque personnage avec une histoire complète.
Graffiti City doit pouvoir évoluer.
De nouveaux endroits apparaîtront. Certaines rivalités prendront de l’importance. Des personnages reviendront plus souvent que d’autres, et certaines petites signatures aperçues aujourd’hui pourront devenir beaucoup plus importantes demain.
C’est aussi ce qui rend la création d’un univers amusante : il reste toujours un mur que l’on n’a pas encore peint.

Bienvenue à Graffiti City
Si tu aimes les animaux, les cartoons, le street art et les univers qui se construisent histoire après histoire, tu devrais te sentir assez rapidement chez toi ici.
Bolt a déjà commencé.
Et il reste beaucoup de murs.
ONE CREW. ONE CANVAS. NO BORING WALLS.
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